Le Premier Magazine Amateur Tunisien !

 

GHODWA NAHRAK
CINEMA

par s@m

(satm@france-mail.com)

 

un exemple qui nous rappelle que (malheureusement) "cinéma d'auteur" est le contraire de "cinema grand public"

j'ai toujours cru que le contraire de "cinema d'auteur" est "cinema industriel", ou qulque chose dans le genre. la premiere chose dont j'ai pris conscience apres avoir vu ce film est que "cinema d'auteur" veut vraiment dire cinema POUR auteur. c'est un film que l'auteur se fait pour lui meme, pour satisfaire un besoin personnel, une envie. je ne vois auqu'un mal a cela, qu'on s'entende bien, bien au contraire. je pense meme que c'est cela qui fait du cinema un art. quelques fois.

au debut du film, le personnage "principal", rentre chez lui, dans son pays, apres avoir passe une grande partie de sa vie a l'etranger. meme si cela contredit, en apparence, le titre du film. le film commence comme ca, a Paris, puis a l'aeroport, p uis dans un taxi. le film commence dans un taxi. le personnage "principal" apparemment fatigue ecoute le chauffeur de taxi deblaterer ces lieux communs. en realite, il a plus l'air de l'entendre que de l'ecouter, il a le regard vide, efface.

la suite du film est a l'image de la premiere scene. le personnage "principal" est "implique" dans dans differentes petites histoires tout le long du film. des petites histoires de petites gens, de La goulette. il meurt a la fin. croyez moi, je ne t rahis rien du film en disant cela. car c'est cela le film : des petites histoires de petites gens de La goulette. La goulette c'est la ville de l'auteur du film. les personnages - les vrais personnages du film, les gens de La goulette - sont impregnes de l'esprit de l'auteur. meme s'il les presente sous une apparente neutralite qui a gene ceux qu'elle a dupe. car effectivement le film raconte des bouts de vie. mais pas comme si on les avait vecus, plutot comme si elles s'etaient passees a cote de chez soi cela donne effectivement des histoires qui "manquent de sentiments". mais je ne suis pas sur que ce soit un mal.

encore un petit mot sur le personnage "principal". si depuis le debut de la critique, j'ai mis principal entre guillemets, c'est que ce personnage, interprete par l'auteur lui meme - qui, je le rappelle, est acteur a l'origine - est le seul figurant du film. il le traverse, il n'agit pas, pas vraiment, il parle peu, il est pale, pratiquement transparent. il est tellement efface qu'on se prend a se demander s'il n'est pas mort avant le debut du film, et que c'est son esprit qui traverse le film. quoi qu'il en soit, cela a peu d'importance. ce qui est important c'est qu'il a ete la. sinon il n'y aurais jamais eu de film.

et comme disait mon prof de culture physique "un film c'est mieux que rien". ce film manque de beaucoup de choses, rien qui soit essentiel. le realisateur a peche par tout ce qui peut s'apprendre. et cela a donne un film d'auteur. cela n'a pas donne un grand film. pour ca il faut l'experience.

 

 

Retour vers la page d'acceuil.

 

 

- Dernière mise à jour de cette page effectuée le mardi 29 décembre 1998 22:21 -

Tous les droits sont réservés, Copyright © 1998, Net '2000 Magazine.