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CE QUE NEW YORK M'INSPIRA

BEN AMEUR Houssein

    Je vais vous parler de Manhattan. C'est lors d'un séjour de quatre jours de l'été 1997 que j'ai eu l'occasion de visiter cette ville. Faisant partie des cinq grandes agglomérations de New York, (Queens, Bronx, Brooklyn, Staten Island et Manhattan), cette dernière est une véritable île reliée au continent par différents ponts dont le fameux « Brooklyn Bridge ». C'est en traversant ce pont que je aperçu Manhattan pour la première fois. Une première fois qui est restée gravée dans ma mémoire et le restera sans doute à jamais. L'image que j'ai tellement vue dans les films est là, bien réelle devant moi, des buildings cachant l'horizon se fondent dans le brouillard donnant l'impression de décors surréaliste. Magnifique symbiose entre le ciel bleu gris et les immeubles qui semblent s'y ancrer.

    Ce n'est qu'arrivé à l'hôtel que je m'aperçut qu'il ne s'agissait ni d'un mirage ni d'un décors de cinéma. La ville était bien réelle et je venais de la traverser en bus. A cet instant, j'étais sur : je ne rêvais pas.
Notre guide nous fit remarquer que malgré son immensité, pour se perdre à Manhattan, il faut vraiment le vouloir. Il nous expliqua qu'en fait les routes étaient divisées en des avenues découpant la ville du nord vers le sud, et des rues « streets » la découpant d'est en ouest. Les rues et les avenues numérotées se croisent perpendiculairement. Notre hôtel se trouvait donc en plein centre de Manhattan au croisement de la septième avenue avec la trente-quatrième rue, juste en face de Madison Square Garden la fameuse salle où jouent les NY KNIKS.

    En sortant de l'hôtel ma première excursion fut de longer la septième avenue vers le sud en direction de Central Park. Ce qui m'a le plus frappé dans les rues de New York, c'est les gens. Énormément de gens, très différents, de toutes les races et de toutes les couleurs : un vrai panier à salade. La différence entre les gens est tellement frappante que je ne me sentait guère étranger. Je me fondais dans la foule bouillonnante avec une aisance qui m'étonnait moi même.

    Arrivé à Central Park, je découvrit la beauté du lieu tout en verdure, où les new-yorkais à pieds, à bicyclette ou avec leurs roll ers faisaient leurs footing quotidien. Le parc fourmillait de new-yorkais car c'était un dimanche j'ai oublié de vous le dire. Après une demi-journée passée dans ce parc, je me dirigeait vers la station de métro la plus proche direction China Town. Ah, le métro. Une ville sous la ville, un monde sombre et obscur. Je ne trouve pas le métro que je dois prendre pour ma destination sur une des nombreuses cartes affichée sur les murs. Je demande donc au guichet. Le guichet est entièrement protégé par du verre pare-balles, et l'on parle au guichetier à travers un micro ! alors il m'indique lequel je dois prendre, je le paie 1,5$ et il me donne un jeton que je place dans une fente prévue à cet effet et je passe une barrière qui s'ouvre grâce au jeton que j'ai mis. Le plus étrange dans le métro new-yorkais, c'est qu'une fois passée cette barre, tu peux prendre n'importe quel métro vers n'importe quelle destination pendant toute la journée à condition de ne pas sortir, si tu sors, tu dois repayer. Je me dirige vers le quais et j'attends. Un groupe de musiciens joue un mélodie blues qui donne à l'atmosphère du Subway un air étrange. Mon métro arrive, je le prends. C'est vraiment comme dans les films les métros de New York, maintenant je sais qu'ils ne les inventent pas !

    J'arrive enfin à China Town, il s'agit d'un cartier où se sont installés les immigrants de l'Asie du sud-est : des chinois, vietnamiens, coréens... Ils ont pour la plupart ouvert des petits commerces et des restaurants. Alors à China Town tu trouves tout et n'importe quoi, mais surtout des vêtements et accessoires d'imitation made in Taiwan ou made in China à des prix imbattables. Mais alors avec ces asiatiques il faut toujours discuter les prix : il te dit 100$ tu lui dis 10...
La caractéristique principale de l'île de Manhattan est sa diversité culturelle et sociale. Ainsi, à part le cartier chinois, on y trouve le cartier Italien : Little Italy, le cartier des étudiants : Grinwich Village, le quartier des affaires : Wall Street, le quartier chic : Soho... Et n'allez pas imaginer que ces quartier se trouvent à des kilomètres les uns des autres, non, il suffit quelque fois de traverser la rue pour se retrouver dans un autre monde, avec des gens, des bâtiment, de boutiques différentes ! Ainsi, en tournant dans une rue perpendiculaire à la rue principale de China Town, je me suis trouvé dans Little Italy avec ses terrasses cafés, ses restaurants... et bien sûr ses italiens.

    La plus belle avenue de Manhattan est sans aucun doute la mythique cinquième avenue. Toutes les boutiques de la haute couture y sont présentes. Mais aussi des bijoutiers tel Cartier. On y trouve même la boutique de la Warner Bros, celle de Disney et celle de Coca Cola où on peut dénicher des gadgets amusants de la fameuse firme.

    Vous savez, quatre jours à Manhattan, ça se passe comme un rêve, très vite. Il y a tellement de choses intéressantes à voir que l'on voudrait que le séjour se prolonge encore et encore. Moi je n'ai pas eu le temps de visiter la statue de la liberté, je me suis contenté de l'admirer de loin. J'aurais aussi aimé monter en haut du fameux Empire State Building pour une vue aérienne de la ville. Mais surtout, ce que je regrette le plus, c'est de ne pas avoir visité le Museum of Modern Art. La prochaine fois peut être...

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- Dernière mise à jour de cette page effectuée le vendredi 30 octobre 1998 22:43 -

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